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mardi 1 septembre 2015

La belle et la bête (23)

La belle et la bête




Notes: Et oui encore et toujours... J'ai mis milles ans à publier la suite... On ne changera pas une chipie qui gagne n'est ce pas ?! J'espère simplement que vous ne vous lassez pas de Kyara, même si personnellement, je ne vais pas vous cacher, que j'aimerais prochainement, d'ici quelques mois mettre le point final à cette histoire, afin d'avoir le temps d'écrire tout un tas d'autres choses. J'aime ces personnages et ce qu'ils racontent, mais entre la première ligne et la dernière, j'ai moi aussi pas mal évoluée.. Et par  conséquent Kyara aussi. En espérant ne pas vous décevoir, je vous dit à très vite pour la suite ! Et bonne rentrée à tous ! Soyez sage ! 


Lee qui file ranger sa chambre, 
O tragédie, O désespoir, que je déteste ça...


*****

Chapitre 23: Philosophie de la fessée
 
 Narrateur: Monsieur


Samedi 25 juillet 

 Qu'elle ne fût pas ma surprise d'apercevoir ma petite ingénue dans le hall d'entrée à 17h pile, prête à aller faire ses excuses à Sandra. Moi qui pensais qu'elle était prête à faire ses valises pour de bon, une chape de plomb s'envola de mes épaules quand je fus rassuré que son départ n'était pas pour tout de suite.. J'aimais sa présence dans ce grand manoir où la solitude me pesait parfois. Et son sourire si joyeux, cette petite fossette au coin de l’œil lorsqu'elle rit, ses petits yeux si pétillants, me réchauffaient le cœur chaque fois que je la voyais. Lorsque je vins à sa rencontre dans le couloir, je lui expliquais que Sandra se portait beaucoup mieux mais que malheureusement, nous allions reporter notre visite, car elle avais un empêchement professionnel. Je proposais donc à Kyara d'aller marcher dans le parc ce qu'elle accepta timidement. Au début? le long des allées de thuya, nous n'échangions pas le moindre mot. Seul un pivert caché dans des branches d'arbre, et le bruit du vent dans les buissons agrémentaient notre ballade d'une douce mélodie. C'est finalement elle qui pris la parole au détour d'un pommier:

- Monsieur... Vous êtes fâché ?
- Non Kyara je ne suis pas en colère, je suis plutôt contrarié par ce qu'il s'est passé, et j'aurais aimé comprendre, mais puisque tu m'a dis dans le hall tout à l'heure que tu ne t'expliquerais qu'avec Sandra et bien je n'ai d'autres choix que d'accepter ton silence n'est ce pas ?
- Heu...oui.
- Cependant je suis assez fière que tu ai pris cette décision même si tu n'échapperas pas à la sanction que je t'ai promise pour ton attitude.
- Oui. dit elle contrite.

Nous continuions à marcher, à présent dans une petite allée de graviers bordée de lavande. Près de là où je l'avais punie à la canne la première fois, à cette idée un délicieux frisson parcouru mon corps mais je m'auto-sermonnais dans ma pensée aussitôt, considérant cela déplacé. De nouveau un silence de quelques minutes s'était installé quand elle reprit:

 - Monsieur ?
- Oui Kyara ?
- Vous savez....
Elle s'était arrêté de marcher et triturais ses pieds dans les graviers, le regard vers le sol, n'osant plus me regarder et semblant très intimidée.
- Oui..
- Je...comme vous m'avez demandé...ben j'ai réfléchis... à ...voilà... une sanction... enfin une punition... Pour mon attitude avec Sandra... a ce que je ...
Je fus étonné qu'elle prenne l'initiative du sujet et l'invitai à poursuivre.
- Et bien jeune demoiselle je trouve votre démarche très courageuse, je vous écoute.... A quoi avez vous pensé...
- Ahem... ben je sais pas trop comment dire.. je...
Elle rougissait, et ses joues viraient au rouge écarlate, et cela était si troublant, impossible de retenir ce trouble en moi, j'aimais tellement la voir gênée et vulnérable ainsi... Je savais pertinemment que de tels sentiments m'étaient interdits mais c'était plus fort que moi, incontrôlable.
- Je sais à quel point il est difficile de demander sa punition soit même Kyara, mais je suis un homme patient, je suis sûre que tu vas réussir à prononcer ton idée...
- Ahem... et bien j'ai pensé à .. uhhh...
- ....
Elle prit une grande inspiration et dit à voix basse:
- Je mérite....Je mérite une.. une fessée...

Sa réponse me laissa pantois, je m'attendais à tout sauf à cela. Certes il lui était déjà arrivée de me demander de la punir à sa demande lorsque j'avais voulu la mettre à la porte pour avoir griffé le visage d'Anna.. Mais... quand je lui avais suggéré de trouver une sanction ce n'était pas à cela que j'avais pensé...
- Et bien Kyara je suis surpris lui dis-je, tandis qu'elle continuais de triturer ses pieds dans les graviers comme une gamine honteuse. Je t'avoues que quand je t'ai proposé une sanction en plus de t'excuser auprès de Sandra, je ne pensais pas forcément à cela, plutôt à une rédaction sur le sujet, et à une corvée comme laver les boxs des chevaux... Mais si tu penses que c'est ce que tu mérites...
- Et bien je... je sais que vous avez été gentil avec moi... parce que... je n'ai pas expliqué pourquoi j'ai agis comme ça... mais...
Les mots semblaient bloqués dans sa gorge, et cela avait l'air de lui demander un effort surhumain de m'avouer tout cela et je trouvais cela si attendrissant.
-  Mais ?
- Mais... je ... je sais que j'ai blessé Sandra volontairement... Et qu'ensuite je vous ai inquiété d'être partie...et la brûlure de méduse s'est douloureux, je le sais... Je veux dire, je sais que mon attitude est assez grave quand même... et je ne veux pas être ce genre de personne...
- Je suis content que vous m'avouiez cela jeune fille, cependant je pense effectivement qu'il faut marquer le coup, pour que la leçon soit apprise. Hors trimer huit heures pour laver des boxs de chevaux cela laisse le temps de réfléchir ... Donc si je vous donne une fessée... elle sera sévère... J'espère que vous en avez conscience...
A cet instant je la vit resserrer les cuisses sous sa jupette bleue comme si elle essayais de devenir invisible.
- Oui Monsieur je sais... J'ai peur mais je sais... je....
- Très bien Kyara si c'est ce que tu veux. Tu seras punie ainsi...




Je lui laissais quelques secondes pour bien assimiler ce que je venais de dire et repris:
- Voilà comment ça va se passer. Comme je considère que tu dois sérieusement réfléchir à ton attitude, tu seras en pénitence toute la soirée... est ce que c'est bien clair ?
- Oui Monsieur. dit elle la voix tremblotante.
- Kyara, regardez moi quand je vous parle, assenais je fermement reprenant de l'autorité.
Elle leva yeux en se mordant une lèvre.
- Vous allez donc filez tout de suite dans votre chambre et me faire votre devoir de philosophie qui était prévu pour demain, aujourd'hui. Et je vous ai trouvé un sujet parfaitement adapté à votre cas qui s'intitule: "la violence porte t'-elle atteinte à la liberté ?".  Vous pourrez entre autre utiliser les textes que nous avons déjà travaillé ensemble, en revanche pas de recherches internet; je veux tester vos connaissances et au passage faire le point sur où vous en êtes du cours de philo. Et soit dit en passant chaque faute d'orthographe sera sanctionné. Je veux deux copies double. Vous avez 4 heures. Anna viendra vous amener votre repas dans la chambre.
- Oh pas une dissertation... sérieusement ?
- Je vous demande pardon Kyara dis je en colère, en approchant mon visage du sien.
Gênée elle détourna le regard.
- C'est pas ce que ... ce que je voulais dire Monsieur c'est juste que...
- Il n'y à pas de c'est juste que, Kyara ! Vous être punie à votre demande, maintenant vous baissez les yeux et je ne veux plus entendre un mot. Vous aurez une fessée, et un supplément si vous laissez des fautes d'orthographes. Et c'est quatre heures et pas une minute de plus, est ce que je suis clair ?
Elle soupira.
- Oui Monsieur.
- Et tu arrêtes de souffler.
Elle leva les yeux au ciel.
- Très bien Kyara, tends tes mains, dis je en dégrafant ma ceinture.
Le visage de Kyara devient livide et ses yeux s'arrondirent dans ma direction, apeurée.
- Obéis !
Le visage triste elle tendis les mains, silencieusement
- La paume vers le haut, mains tendues assenais-je.
Elle exécuta les bras mal habile presque tremblotante. Je glissais ma main sous sa main droite pour la repositionner, et frappais d'un coup sec dans le creux de la sienne. Aussitôt, elle la retira en la secouant comme pour ôter la douleur.
- Tu replaces ta main immédiatement, ce n'est pas fini. J'étais décidément intransigeant.
- Monsieur...
- Kyara obéis, ou c'est les fesses à l'air que tu vas finir, ici au beau milieu du jardin, sur mes genoux.
Sa lèvre se mit à trembler, et elle replaça sa deuxième main tendu devant elle. Je frappais alors un deuxième coup dans la même main et elle ne bougea pas. Je pris sont autre main et lui donnais deux coups de ceinture bien appliqués également. Ses petits yeux verts se remplirent de larmes sans en laisser couler une seule.
- Tu peux ranger tes mains Kyara lui dis-je avec douceur.
- Merci Monsieur souffla t'elle.
-Bien.
- As tu des questions sur ce que tu dois faire à présent ?
- Non Monsieur dit elle.
Je sentais qu'elle avais leur gros, alors je lui déposais un baiser sur le front, ce qu'il la surpris et fit apparaitre un demi sourire contrit sur son visage.
- Allez file t'a du boulot. Et elle disparue au loin en trottinant vers la tâche que je venais de lui confier.

 Quelques heures plus tard j'entrais dans la chambre de Kyara qui était studieusement attelée à sa tâche, et croquant dans un sandwich. Je m'assis sur le lit le temps qu'elle se relise et insistais sur le fait que je ne voulais voir aucune fautes d'orthographes. Elle s’exécuta consciencieusement. Je lui demandais alors d'aller se mettre au coin, mains sur la tête, tandis que je relisais sa copie. Le développement de son sujet était très pertinent et elle s'était inspirée de théories des philosophes des Lumières qui correspondaient parfaitement au sujet donné, j'étais impressionné. Pendant ce temps je la voyais s'impatienter dans le coin, essayant de maitriser son impatience. Je comptais toute fois près de 53 fautes d'orthographes. Après un long moment, je lui demandais de venir près du bureau sur lequel j'étais assis entrain de relire sa copie. Elle avançais à petits pas en se triturant les mains, les yeux rivés au sol.

- Bien Kyara, le devoir est bon mais il reste 53 fautes d'orthographes. Alors tu vas te pencher sur le bureau et relire ta copie, et je vais t'aider à les corriger moi, jusqu'à ce que elles s'imprègnent dans la peau de ton derrière.
- Oh Monsieur...
- C'est pas toi qui m'a demandé d'être punie par une fessée Kyara ?
- Si mais...
- Mais quoi ? Tu croyais que j'allais être tout gentil parce que c'est à ton initiative ?
- Ben...
- Oh crois moi jeune fille tu vas pleurer.
Elle se mordit la lèvre à nouveau. Je la penchais sur le bureau, relevais sa jupe, et la coinçais dans sa petit culotte noir. Je pris ma ceinture et lui intimais de faire la lecture.
- Je lis ? Heu... à haute voix ? demanda t-elle ses fesses tendues toujours penchée en avant sur le bureau.
- Oui tu m'a très bien compris. Je veux que tu me lise ta copie.
- Heu d'accord ok...
Elle pris une grande inspiration et commença:
- Depuis l'apparition de l'homme "a" la préhistoire, la violence a toujours existé..
Je lui assenais un coup de ceinture qui la surpris et lui coupa net la parole.
- Il y à un accent sur le a, car c'est une préposition que tu ne peux pas remplacer par le verbe avoir. Continue.
- Je...
- Obéis Kyara, continue la lecture.
Elle semblait déstabilisée mais repris.
- ... à toujours existé que ce soit au travers de guerres, de conflits "familliales"...
Un deuxième coup cingla son derrière rebondi, ce qui la coupa net à nouveau. Elle encaissa le coup en soufflant comme si cela lui demandais un effort.
- On dit familiaux, c'est au pluriel. Reprend.
Et ainsi de suite, elle relue toute sa rédaction qui fut parsemée de 53 coups de ceintures sur sa petite culotte, ce qui laissais de magnifiques traces rouges, de plus en plus écarlates au fil du temps. La ceinture étant un objet de punition sévère, je vérifiais toutefois de lui laisser le temps de récupérer entre chaque coup et modérais un tant sois peu l'impact de mes slaves de cuir. La lecture fut longue et pénible pour elle. Elle arriva au bout les larmes aux yeux, qui finirent par rouler sur sa copie.


 


- Bien relèves toi.
Penaude elle se tourna vers moi. Je m'assis sur la chaise de son bureau et la positionna face à moi.
- Bien maintenant je vais te donner une fessée déculottée sur mes genoux comme une petite fille désobéissante, jusqu'à ce que tu pleures toutes les larmes de ton corps et que j'entende des excuses sincères sortir de ta petite bouche. Maintenant je veux que tu baisses ta culotte, en me regardant droit dans les yeux.
- Oh Monsieur... Je suis désolée je vous en prie, j'ai compris. Je vous demande pardon, je le ferais plus.
- Ça ne me suffit pas , baisses ta culotte tout de suite.
Je lui assenais une claque sur la cuisse. Lentement à nouveau les yeux embuée de larmes elle la descendit lentement et maladroitement. Je la couchais alors sur mes genoux et entama la fessée sur ses fesses déjà flamboyantes. Rapidement elle glissa sa main, pour m'empêcher de lui claquer le postérieur, et je lui bloquais aussitôt dans le creux du dos. Des petits gémissements sortaient du fond de sa bouche et ses fesses rouges comme deux grosses fraises juteuses se dandinaient pour amortir l'impact des coups.
- Monsieur pardon je suis désolée...
Clac, clac, clac.
- Il fallait y réfléchir avant, sur la plage.
- Je ..
Clac clac clac clac clac clac.
- Je (clac) ne supporterais pas (clac) que tu (clac) continue (clac) à te comporter comme (clac) une gamine désobéissante. Et chaque fois (clac) je te mettrais (clac) une fessée déculottée (clac) sur mes genoux (clac) jusqu'à ce que la leçon (clac) soit apprise. Tu devrais (clac) avoir honte, que je sois obligé (clac, clac) de te mettre une fessée, (clac) déculotté (clac, clac) à ton âge ! dis je d'une voix hachée et essoufflée entre chaque impact de ma main brulante sur ses fesses.
Elle se mit à pleurer.
- J'aurais pas du je sais... dit elle d'une voix sanglotante. Promis (clac, clac, clac) je le ferais plus... (clac)... je suis désoléééééé... Je voulais lui faire mal... c'est vrai elle.. (clac, clac, clac) elle m'agaçais dit elle en ayant du mal à reprendre son souffle. Monsieur (clac, clac...) je vous décevrais plus... pardonnn... pardon.. dit elle en pleurant, éteinte.


 


Je lui donnais encore une dizaine de claque très appuyées et cessais enfin en relâchant ma prise. Je passais une main sur son derrière brûlant et me mis à le caresser. Elle était là sur mes genoux, et s'était complètement abandonnée, s'était si attendrissant. J'avais tant envie de la caresser, mais je me retint. Puis je la relevais et la pris sur mes genoux pour la blottir tout contre moi. J'avais l'impression que cela faisait si longtemps que je ne l'avais pas tenue ainsi pelotonnée contre moi. J'humais l'odeur de ses cheveux qui sentait le miel et l'orange et attendit patiemment qu'elle se calme...


( A suivre...).



samedi 16 mai 2015

La belle et la bête (22)

La belle et la bête




Notes: Une fois n'est pas coutume, voilà la suite dans le même weekend, considérez cela comme des excuses mes chers petits lecteurs, pour les semaines, voir les mois d'attentes... Et vous ne vous lassez pas, alors je vous doit bien ça.... Par contre si vous voulez mon conseille du jour, et que comme moi vous postez des petites histoires sur des forums ou des blogs, ne donnez pas l'adresse à la personne qui vous éduque avec amour... Car figurez vous que le mien (ce bougre, chutttt j'ai rien dit) à eu la bonne idée de venir lire l'épisode 21... ou j'ai laissé quelques fautes d'orthographes (10 ou 20, ou plutôt 50) et que du coup ce petit malin cet homme si bienveillant envers moi à eu la bonne idée que nous les corrigions ensemble... Et je sens que si j'en laisse trop trainer moi aussi je vais passer sous le bureau, ahem... je voulais dire dans le bureau de Monsieur pour rendre des comptes.... Pfff voilà ce qu'on gagne à faire partager sa plume ! :p (rires). Soit dit en passant je pense que  les révélations de ce chapitre vont vous surprendre même si je sais à quel point il est regrettable qu'il n'y est pas une petit fessée en passant... Mais ça va venir c'est promis !

PS: vous savez que c'est mon 101ème article, bon dieu qu'est ce que je raconte ma vie moi... O_o

Tous aux abris ! Lee.



*****

Chapitre 22: Un secret révélé
 
 Narrateur: Kyara



Samedi 25 juillet

Une fois dans ma chambre, je m'effondrais quelques instants sur mon lit, mais très vite je fût à court de larmes, je me sentais un peu comme dans une bulle comme si rien de ce qui se passait dans la réalité ne pouvait m'atteindre... Assise sur le lit, les yeux bouffis et le regard hagard, je me demandais bien ce que j'allais pouvoir faire... Je me sentais anesthésiée et n'arrivais pas à déterminer comment je voulais que tout cela se termine.. Tout à coup mes réflexions furent interrompues, quelqu'un tambourinait à la porte. Je ne voulais surtout pas être vu dans cet état et criais:

- Une petite minute... 

Je courus devant le miroir, passais une main dans mes cheveux ébouriffé pour les aplatir, m'arrosais rapidement le visage d'un coup d'eau fraiche et filais devant la fenêtre mimant de regarder les jardins dos à la porte.

- Entrez.
J'entendis les petits pas d'Anna portant un plateau, entrer dans la chambre.
- Ah Mam'zelle, Monsieur m'a demandé de vous apporter votre repas, où voulez vous que je le mette ? 
Gênée j'évitais son regard.
- Oh....merci Anna c'est adorable... où vous voulez... sur le bureau par exemple.
- D'accord je vous le met là. Dit elle en s’exécutant.
- Merci c'est gentil. 
Elle posa le plateau, quand à moi je me retournais à nouveau vers la fenêtre. Elle ne bougeais pas et je n'entendais pas ses pas s'éloigner, je la sentais embêtée, et me demandais ce qu'elle attendais ainsi debout au milieu de la pièce.
- Ahem... Mam'zelle Kyara vous n'avez besoin de rien d'autre ?
- Non merci c'est très gentil Anna ça ira... 
- ...
-....
Elle ne bougeais toujours pas.
- Mam'zelle, je ne voudrais pas paraitre indiscrète mais est-ce Monsieur qui vous à punie dans votre chambre ? 
Sa question m'étonnais, Anna étant plutôt une personne douce et discrète.
- Heu non Anna... c'est moi qui avais besoin de réfléchir un peu... 
- Parce que je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais... comment dire c'est moi qui vous ai récupérée hier lorsque vous me sembliez mal en point... Et je m'inquiète pour vous...
Une boule d'angoisse se forma dans ma gorge, je ne pouvais plus aligner un mot.
- Je ne voudrais vraiment pas être importune, mais voilà si vous avez besoin de parler... 
- M.... mer...ci... ça ... ira... Soufflais en éclatant en sanglots.

Anna sans un mot vint jusque dans mon dos, me prit par les épaules et me blottit contre sa poitrine volumineuse. Et je pu pleurer tout mon soûl. Il était tellement agréable de se blottir contre elle; elle avais cette douce odeur d'herbe fraiche et de jasmin, et une peau si douce et blanche qu'on aurait dit du lait. Une fois calmée, elle s'installa avec moi devant la fenêtre et se mit à regarder les jardins en ma compagnie. Dehors David s’affairait à tailler des rosiers au soleil. Anna soupira en le voyant.


(Le jardin...)


- Anna...
- Oui ?
- Je peux vous demander quelques chose ?
- Dites moi Mam'zelle. 
- Est-ce que ... est ce que.. non laissez tomber...
- Si dites moi....
Je me retournais et m'assit un peu brutalement sur le lit.
- J'ai peur que ma question ne vous paraisse débile...
- Aucune question n'est bête, il n'y à que celui qui ne s'instruit pas qu'il l'est. Dites toujours ça ne coûte rien et cela restera entre nous..
- Est ce que vous pensez que ... que c'est dangereux de s'attacher aux gens ?
- Est ce que c'est dangereux de s'attacher aux gens ?
- Oui.
- Et bien... Cela dépend de l'attachement que vous avez envers cette personne et de l'attachement que elle à pour vous. Et puis tout dépend de la personne, du contexte, de son comportement envers vous.
- Oui mais... après quand on perd les gens.. ou quand les gens ne veulent plus de nous... on à un manque, n'est ce pas plus prudent, de garder une certaine distance...pour ne pas souffrir, ou être déçu.. On est souvent seul dans la vie finalement..
- Il ne faut pas être aussi pessimiste surtout à votre âge Mam'zelle, par exemple s'il s'agit de votre famille, c'est pour la vie... Les liens du sang ne se brise jamais...
- Il y à bien des familles qui se séparent... moi la mienne...
- Oui bien sur il y à des familles qui se séparent... ou qui ne s'entendent pas mais ce n'est pas partout comme cela... (silence)... Me demandez vous cela à cause de Monsieur ?
- Non ... non comme ça, en général. Mentis-je grossièrement. Est ce que Monsieur à de la famille ?
- Et bien... Sa maman est morte de maladie lorsqu'il était enfant et le père de Monsieur était fou amoureux d'elle et n'a jamais retrouvé une femme avec laquelle se remarier. Il était fou de chagrin, mais c'était un homme adorable et un très bon père avec ses quatre enfants.
- Quatre enfants ?
- Oui.
- Vous voulez dire que Monsieur à trois frère et sœur ? demandais-je très étonnée de n'en avoir jamais entendu parler.

- Oui.
- Mais où sont-il Monsieur n'en parle jamais.
- Oh c'est une histoire un peu triste... dit elle en venant s’asseoir à côté de moi.
- Oh racontez moi dis-je en me pelotonnant contre elle..
- Oh je ne sais pas si je devrais et il n'y pas grand chose à raconter, vous savez.
- Promis je le garderais pour moi.
- Et bien... c'est un peu compliqué. Monsieur est le 2ème de la fratrie. L'ainée s'appelle Mathilde, et ils étaient très liés tout les deux étant enfants. Même inséparables, ils faisaient les quatre cent coups ensemble et David te raconteras cela mieux que moi mais ils adoraient faire de longues ballade à cheval, parfois pendant des journées entières. Après lui, il y à eu Romain et.. et Jeanne. D'ailleurs c'est suite à la naissance de Jeanne que Madame est tombée malade, elle n'est morte que quelques mois après.
- Mais ils sont où tous ?
- Et bien ils ont tous grandit avec leur père, et après la vie vous savez... A la mort de leur père Mathilde ne l'a pas supporté, et elle à fini par se marier avec un Américain, pour partir le plus loin possible de cette maison qui lui était devenue insupportable.
- Ohhh... dis-je tristement. Et après ?.. Monsieur avais quel âge ?
- Oh je ne sais pas, c'était il y à une dizaine d'années, il devait avoir tout juste 18 ou 19 ans. Et bien après... Il à repris les affaires familiales de son père et à élevé Romain et Jeanne comme il pouvais, il s'est occupé d'eux comme si c'était ses propre enfants. Et pour un jeune homme c'est une lourde tâche d'élever deux enfants, mais il n'a jamais pardonné à Mathilde de l'avoir abandonné.
- Et Mathilde n'est jamais revenue ? Et Romain et Jeanne où sont ils ?
- Oh...

Anna semblait gênée tout à coup. Inquiète j'insistais.
- Je vous en prie dites moi.
Elle pris une grande inspiration et poursuivie:
- Mathilde à eu trois beaux enfants, et elle à invité tout le monde à son mariage mais ils ont refusé d'y aller avec Romain, et Jeanne était trop jeune pour décider. Par la suite, Romain et Monsieur se sont disputés au sujet d’affaires familiales mais je n'en sais pas plus. Simplement un beau matin, il était là avec sa valise, et il à claqué la porte et n'est jamais revenu. Et Monsieur est resté seul avec Jeanne. Et Jeanne... la pauvre Jeanne...

Une tristesse infinie traversa son visage.. J'étais pendue à ses lèvres.
- ...
- Et bien Jeanne comment dire.. Était loin d'être une enfant de cœur.. Déjà enfant elle n'écoutais rien, ni son père, ni David, ni Mathilde, ni même moi... Elle courais partout, sortait en douce dans le parc... C'était une enfant effrontée et capricieuse... Et le père de Monsieur était impuissant face à tout cela... Avec tout les drames de la famille il faut dire qu'il y à eu peu de place pour son éducation et on lui passais tout... C'était la princesse.. Elle exigeais et son père ainsi que ses trois frères et sœurs s’exécutaient.. Elle étais très chouchoutée...
- Pourtant Monsieur est quelqu'un de sévère... Croyez moi...
- Il l'est devenu vous voulez dire Mam'zelle Kyara... Il n'étais pas comme ça... C'est normal quand on est jeune... Il essayais au début de la sanctionner lorsque cétait nécessaire, en la privant de sortie par exemple, mais à la fin il n'était plus que tout les deux et il l'aimais beaucoup sa petite sœur alors il la gâtais beaucoup pour compenser la disparition de ses parents et l'absence de son frère et de sa sœur... Et lorsqu'il se fâchais ou la punissais , elle fuyais dans les bois, dans les champs et cela le terrorisais... Parfois il passait des nuits entières à la chercher sous tout les temps, qu'ils pleuve, qu'il neige... Il fermais tout dans la maison pour éviter qu'elle ne s'échappe mais elle trouvais toujours un moyen, et il avais peur qu'il lui arrive un accident... Et il avais raison... Alors après il n'osais plus se fâcher de peur qu'elle ne fuie à nouveau...
- Et qu'est ce qu'il s'est passé ?
- Elle... 
- ...
- Elle... elle s'est  noyée dans le lac...  à l'âge de 12 ans, il y à maintenant presque cinq ans...
- Non !... dis je horrifiée..
- Si.... malheureusement.... Monsieur ne s'en est jamais remis.
- Le pauvre...
- Il s'est considéré comme entièrement responsable de sa mort et à failli devenir fou à cause de cela.
- Ohhh... dis je tristement.
- Il n'y étais pour rien le pauvre, personne n'aurais pu l'empêcher de traverser ce maudit lac en plein hiver si elle l'avait décidé... Pourtant elle savais nager... mais... un lac gelé en pleine nuit et en plein hiver ne pardonne pas...
- ...


 ( Le lac...)


Anna semblait plongée dans le passé pendant quelque instants puis finie par se ressaisir en se levant, et en s'essuyant une larme au coin de l’œil.
- Bon allez, ça suffit ! Au boulot ma petite Anna, on ne vas pas se laisser aller tout de même dit elle faussement enjouée.
- Anna juste une dernière question...
- Oui dis moi vite, j'ai le linge à étendre encore.
- Monsieur, il est resté ici après, depuis tout ce temps ?
- Après et bien, il à poursuivi les affaires familiales, car la famille possède beaucoup de terres ici qu'elle loue à des fermiers voisins. La famille Kergoas est une grande famille, très connue de l'aristocratie, avec des apparences à tenir. Il à également fini sa formation de professeur et il s'est mis à donner des cours à distance. Voilà. Et puis il y à eu vous... Et je dois dire que vous l'avez changé... C'est la première fois que je l'entends rire depuis des années...
- Moi ? Vous voulez dire qu'il n'a jamais eu d'autres élèves ici ?
- Non jamais, pourquoi ?
- Comme ça... dis je rêveusement.
- Bon allez je vous laisse. Et mangez vite ou ça va être complétement froid me dit elle.
Elle s’apprêtait à sortir quand au dernier moment elle se retourna vers moi du pallier de ma chambre.
- Mam'zelle ?
- Oui Anna ?
- Ne vous fiez pas aux apparences... Sandra n'est pas celle que vous croyez.
 Je voulu répliquer, mais elle ne m'en laissa pas le temps et tourna sur ses talons.

Je restais là tout l'après midi à réfléchir, en grignotant un petit morceau, même si la faim m'avait passée avec toute cette histoire. Il me faisait de la peine et toutes ces anecdotes avaient changé la vision que j'avais de lui. Lui, si viril, si ferme, intransigeant et sur de lui, m'apparaissait à présent si fragile, si vulnérable, nécessitant tant de tendresse, ça me donnais envie de le bercer tout contre moi... Je restais là toute l'après-midi à méditer sur les révélations d'Anna... et à 17h pile, j'étais dans le hall, dans une tenue de rigueur prête à l'accompagner faire mes excuses à Sandra...


(A suivre...)


La belle et la bête (21)

La belle et la bête




Notes: Oui je sais il était temps que la suite arrive au risque de vous voir débarquer chez moi pour me donner des coups de martinet jusqu'à ce que la suite soit écrite... La difficulté c'est que chaque fous que j'espace trop les épisodes de l'histoire, je suis obligée de relire les 20 chapitres pour de nouveau partager les ressentis des personnages et m'imprégner de chaque détail... Pour que la suite soit cohérente et plaisante... Ou tout du moins j'essaye... :D

Et sans vous mentir ça prend un temps fou... et franchement ça me manque de ne pas poster plus souvent de manière générale mais comme d'hab' ma vie est un marathon sans fin et faut que j'ai un ordre de priorité ... Surtout si je ne veux pas passer sur les genoux de Monsieur... Et j'aime les petites fessées sympas, mais quand il est déçu parce que je n'ai pas fait ce qui était important pour mon bien être, comme travailler par exemple, la punition passe beaucoup moins bien et j'ai le cœur gros... Je préfère quand il est fière de moi. Mais promis je m'accroche car je tiens coûte que coûte à mener cette histoire à son terme avant septembre prochain... Car après j'ai d'autres projets juteux pour ce blog... Mystère... 

PS: Lilou promis je n'ai pas oublié ton récit !!

Carpe Diem, 
Enjoy your life, 
Live every day as the last one, 
Lee.



*****


Chapitre 21: Le reine du silence.
 
 Narrateur: Kyara




Samedi 25 juillet

Ma nuit fût très agitée, et pleine de courtes phases de sommeil entrecoupées de courtes insomnies durant lesquelles j'évitais à tout pris de réfléchir même si la journée de la veille me torturais. Mais je voulais rester ferme, j'avais trop ouvert ma carapace et à présent la souffrance que je ressentais était tel qu'il me fallait un bouclier pour de nouveau prendre une certaine distance affective vis à vis de Monsieur. Tout ce qu'il m'avais apporté depuis 3 semaines avait tellement compté pour moi que j'en avais presque oublié qu'à la fin de l'été chacun retournerais chez soi... Mais pour aller où ? Faire quoi ? Repasser mon bac ? Vivre chez mes parents ? Tout cela m'angoissais à me nouer l'estomac... 

Je descendis de bon matin au petit déjeuner avant que Monsieur n'arrive, embarquais un pain au chocolat et filais direct à la bibliothèque m'avancer pour une rédaction à lui rendre le lundi suivant. Anna qui m'avais vu passer dû l'informer que je m'étais déjà mise au travail sans l'attendre au petit déjeuner car il arriva avec son thé fumant, un sachet de biscuit et une pomme. Je fis mine d'être très concentrée sur mon devoir. 

- Bonjour Kyara, me dit il. 
Sans lever la tête je lui répondit le plus neutre possible. 
- Bonjour Monsieur. 
- Tu as bien dormi ? Tu as eu le temps de prendre ton petit déjeuner ? 
- Oui Monsieur.
- Ah... Bon je vois que tu travailles déjà, c'est bien.  Ce n'est pas grave nous discuterons plus tard. 
Il semblait un peu interloqué mais finit par s'asseoir à son bureau et trier une pile de courrier immense. J'avais beaucoup de mal à me concentrer sur mon devoir mais évitais à tout prix de lever le regard ou de trop réfléchir. Mais j'avais du mal à oublier cette boule d'angoisse qui me nouais le creux de l'estomac. Une heure plus tard je n'avais écris qu'une page... Monsieur commençais à remarquer mon manque de concentration et plus il me jetais des coups d’œil furtifs moins je réussissais à m'atteler à ma tâche. Il finit par me fixer du regard et rompre le silence.

- Vous vous en sortez Kyara ? 
- Oui oui. 
- Oui Monsieur.
Je levais les yeux au ciel agacée qu'il me reprenne. 
- Kyara vous êtes priée de ne pas lever les yeux au ciel quand je vous fais une remarque qui plus est dans votre intérêt.
- ...
- Est ce que c'est entendu Kyara ?
- Oui Monsieur.
- Bien.
Un silence ce fit, puis il reprit:
- Avez vous besoin d'aide ?
- Non merci Monsieur.
- Vous êtes sure ?
- Ouii. Prononçais un peu trop vivement.
- Oui Monsieur Kyara. Combien de fois faut-il que je me répète ?
- J'ai compris Monsieur, je ferais attention. Assenais-je en insistant bien sur le mot Monsieur. 

Il ne répondit rien mais semblait contrarié. Il me laissa cependant poursuivre mon devoir pendant encore une bonne heure. A l'approche de l'heure du déjeuner, il me demanda:

- Vous avez fini votre rédaction ? 
- Presque j'en suis à la conclusion.
- Dites moi quand c'est fait je souhaiterais que nous la corrigions ensemble avant le déjeuner, comme cela s'il manque quelques détails cela vous laissera le temps de la revoir avant lundi. 

Cette idée ne m’enchantais guère mais je ne voulais pas provoquer la moindre source de conflit et éviter le moindre échange qui pourrais me détourner de ma résolution d'être la plus distante possible. Au bout d'un quart d'heure voyant que je n'avançais toujours pas, il s'adressa une fois de plus à moi:

- Bon ce n'est pas grave si vous n'avez pas fini, je veux juste y jeter un coup d’œil, vous aurez largement le temps de réfléchir à votre conclusion d'ici lundi.

Je me levais lentement et lui tendis ma copie. Il me regarda quelques instants puis se pencha sur ma rédaction, au fur et à mesure de sa lecture son regard s'assombrissait. Quand il leva la tête il semblait préoccupé. J'évitais à tout pris son regard. 

- Kyara je suis un peu étonne vous m'avez habitué à mieux, c'est bourré de fautes d'orthographe, les paragraphes de votre plan ne sont pas du tout égaux, les transitions n'ont aucun rapport et le contenu manque de rigueur, il manque plein d’éléments, on dirait que vous n'avez même pas lu le chapitre de la Bête humaine sur lequel porte la rédaction. 
Sa remarque me froissais, mais je savais pertinemment que j'étais trop distraite pour me concentrer avec rigueur. Je ne su quoi répondre.
- ...
- Kyara que se passe t-il ? Je vous ai observé pendant que vous rédigiez, vous sembliez complétement dans la lune ...
- ...
- C'est à cause de ce qu'il s'est passé hier... ?
Une vague de gêne et de honte m’envahis, je tentais de rester le plus neutre possible.
- ...
- Kyara je vous parle, et j'aimerais que vous me répondiez.
- Je ne sais pas Monsieur.
- Qu'est ce que tu ne sais pas ?
- Ben... Pourquoi je n'arrive pas à me concentrer.
- J'ai l'intime conviction que c'est à cause d'hier et que vous m’évitez depuis ce matin. Mais je vous ai prévenu que nous poursuivrions notre conversation d'hier... Peut être le moment est il venu ? 
Il semblait d'un calme olympien. Il faut dire que mon mutisme ne l'aidais pas beaucoup.

- Bien puisque tu ne semble pas enclin à me parler, je vais commencer et j'aimerais que tu m'écoutes attentivement, c'est d'accord ? 
- Oui Monsieur.
- Bien... Je doit t'avouer que depuis hier cette histoire me tracasse beaucoup et que je ne sais pas comment démêler cette histoire... D'abord parce que je sens bien que la journée d'hier ne t'a pas convenue, peut être t'es tu ennuyée au repas ? Je ne sais pas... Mais tu semblais très en colère contre Sandra, et je ne comprend vraiment pas pourquoi, et il me tient à cœur que tu m'expliques... Est ce à cause de la soirée dansante que j'ai donné il y à quelques jours, quand j'ai refusé que tu nous accompagne tout les deux dans le parc car nous devions avoir une conversation d'affaires privées Sandra et moi ? Est-ce parce que tu t'es ennuyée à table et tu considère que je ne t’apporte pas assez d'attention ? Ou parce que le fait que je te demandes de changer de tenue, fait que tu n'a pas eu le temps de faire du shopping comme je te l'avais promis ? Je t'avoues je suis perdu à ce sujet, mais il faut crever l'abcès parce que c'est entrain de nuire à l'équilibre que nous avions trouvé et aux révisions de ton bac... Et je tiens à honorer la promesse que je t'ai faite, sur le fait que tu l'obtiendrais... Je ne sais pas pour quel raison tu t'es comporté ainsi, en revanche à moins que tu ne me dise le contraire aujourd'hui, tu as délibérément fait en sorte que Sandra se brûle les pieds sur la méduse enfouie dans le sable ... Et je sais que tu n'est pas foncièrement quelqu'un de méchant... cependant il t'arrive d'avoir des comportements un peu trop vifs... Et au même titre que pour Anna la dernière fois, je ne tolérai pas que tu portes atteinte à mes amis ou à mes employés. J'aimerais donc que tu t'expliques sur le sujet... 

Son petit discours m'emplissait de culpabilité, mais je me sentais prostrée, incapable de m'expliquer sur le sujet ou de définir ce que je pouvais ressentir. En fait j'évitais même à tout prix de ressentir le moindre sentiment. 
- Honnêtement... je ne sais pas quoi dire Monsieur. 
- Kyara tu n'es plus une enfant et veut être traitée en adulte, et pour cela il faut que tu agisses comme tel. 
- ...
- Puisque tu ne sais pas quoi dire voilà ce que je te propose: ou tu prend le temps de réfléchir cet après-midi et tu viens avec moi en fin de journée rendre visite à Sandra pour t'excuser et t'expliquer avec elle, et dans ce cas tu auras une simple punition.. Je ne sais pas quoi encore mais tu aura une sanction... Ou tu refuses de t'expliquer et de m'en parler, et dans ce cas là je veux d'ici demain matin que tu me propose une punition à te donner à la hauteur de ta faute que tu accepteras sans broncher. Je dois t'avouer que la deuxième solution m'embête et me décevrais grandement, car te fesser sans la moindre explications serait un échec pour moi. Mais je ne veux pas que cela affecte notre travail et notre relation que j'apprécie beaucoup. Ou alors tu décides de ne pas assumer, et dans ce cas là c'est que tu n'a tiré aucune leçon de ce que je t'ai appris et tu es libre de t'en aller... 
- ...
- Qu'en penses tu Kyara ? 
- Je ne sais pas Monsieur, il faut que je réfléchisse. Continuais-je impassible. 
- Tu sais Kyara c'est très frustrant pour moi de m'investir, de t'expliquer le pourquoi du comment en essayant d'être juste avec toi, surtout étant donné ton comportement et de n'avoir aucune réponse. J'ai l'impression de m'adresser à un mur... Je pensais que notre relation et la confiance que nous avions établis nous permettais de dialoguer malgré les difficultés.
- Je vais y réfléchir... promis. 
- Je te laisse jusqu'à 17h, et ne te donnerais aucun travail cet après midi, pour que tu puisse y réfléchir. Et si tu décides de rester j'aimerais que tu revois sérieusement ta rédaction, d'accord ? 
- Oui Monsieur. 
- Bien... on va aller déjeuner alors ? 
- Monsieur ? 
- Oui Kyara. 
- Je n'ai pas très faim, est ce que je peux monter dans ma chambre ? 
- Anna à fait à manger ce n'est pas très correct.
- J'ai besoin d'être un peu seule, c'est exceptionnel, s'il vous plait ? 
Une ombre passa sur son visage il semblait très inquiet. 
- ... 
- Heu.. 
- S'il vous plait. Dis je sentant que l'émotion commençais à m'envahir. 
- D'accord mais je compte sur toi, pour venir me voir à 17h et me dire où tu en es de ta réflexion. 
- Oui Monsieur.
- Tu me promets ? 
- Oui promis Monsieur.
Pile à ce moment là mon ventre fit un énorme gargouillis, en réalité j'étais affamée mais je ne voulais pas déjeuner avec lui. Il me fit une moue mi amusée mi réprobatrice.
- Tu peux y aller si tu veux...  Je vais dire à Anna de te monter un plateau... 

Sa dernière phrase brisa mes dernières barrières, et je me dépêchais de tourner les talons, pour aller m'effondrer sous les édredons dans ma chambre. Perdue... 

( A suivre...)



dimanche 1 mars 2015

La belle et la bête (20)

La belle et la bête




Notes: Enfin le 20ème épisode avec du retard (comme d'habitude, mais bon vous commencez à vous habituer à mes retards répétés..) !  Je sais que le suspense de la disparition de Kyara à été long (c'est mon côté sadique :p ) mais j'ai l'espoir que les quelques signes qui vont suivre valaient la peine de cette attente. Désolée je n'ai pas le temps d'ajouter de photos ce soir car il est déjà bien tard et que demain 12 heures de travail m'attendent (pauvre esclave que je suis, rires). J'ajouterais tout cela  dans la semaine. J'espère que vos vacances ont été bonnes. En espérant que votre rentrée de demain (pour ceux qui contrairement à moi ont eu des congés,  bande de petits veinards), sera plus douce que la journée que Kyara fait passer à son pauvre Monsieur légèrement dépassé.. N'hésitez pas à commenter, si ce blog vit c'est aussi grâce à vous et puis ça  me fait toujours super plaisir.. Vous êtes ma motivation d écrire.

Simplement, Lee.

*****


Chapitre 20: A la recherche d'une automate...
 
 Narrateur: Monsieur


 Vendredi 24 Juillet (suite)

Un vent de panique s'empara alors de moi, mon esprit se retrouva tétanisé l'espace de quelques secondes... Avait elle réellement fuguée ? Qu'allais-je dire à ses parents ? Paniqué je lançais un regard circulaire aux alentours de la plage... Au loin je crus l'apercevoir entrain de se baigner et couru comme un fou jusqu'au bord de l'eau pour finalement me rendre compte que ce n'était pas elle. Je fit plusieurs aller-retour sur quelques centaines de mètres espérant m'être trompé d'emplacement, mais étant donné l'heure tardive, il n'y avait quasiment plus personne encore sur la plage, je n'aurai pas pu la manquer... Mais ou était elle passée bon sang ! Avait elle vraiment fuie ? Était-ce à cause de la gifle ? J'étais à la fois inquiet, en colère contre elle, contre moi, mais surtout très triste... Dans un instant de lucidité, j’espérais qu'elle soit retournée à la voiture, ne me voyant pas revenir.. Peut être avait elle crue que je l'avais oubliée ? Je partit au pas de course jusqu'au centre ville, traversai les passages piétons n'importe comment, entrais dans le parking... personne... Une vague de découragement m’envahit accompagnée d'idées sombres... Je me sentais tout à coup vide et seul... J'aimais tellement son rire, sa jeunesse, la tendresse qu'elle plaçait en moi... Ces derniers jours passés avec elle m'avaient fait l'effet d'un électrochoc comme si petit à petit elle m'avait sortie d'une longue et infinie torpeur... J'avais envie de pleurer... Et cela m'agaçait profondément... et ne collais pas du tout avec l'image viril et dur que je m'imposais depuis si longtemps... Sans pouvoir m'expliquer pourquoi... Je me sentais démuni, abasourdi comme si le ciel m'était tombé sur la tête...

Je repris le volant à contre cœur, fit plusieurs fois le tour du centre ville, m'arrêtais sur la place du marché espérant tomber à nouveau sur elle... Rien... Pas un chat.. Les quelques commerçants que j'interrogeais ne l'avaient pas vu... Déçu, je n'eut d'autre choix que de finir par décider de rentrer... Tout le long de la route j'espérais l'apercevoir à chaque virage... Je me résignai petit à petit à devoir appeler la police en rentrant... J'hésitai... A l'approche de ses 21 ans ne devais-je pas lui laisser sa liberté ? Surtout étant donné son histoire personnelle... Impossible de me décider, je me sentais si impuissant... Tandis que les pneus de ma voiture crissaient sur l'allée gravillonnée du Manoir... Anna apparut sur le perron en s'essuyant les mains dans un torchon, et semblait impatiente... Elle accourue dans ma direction.

- Monsieur... Monsieur elle est ici.... 
N'étant pas certains d'avoir bien saisi je l'interrogeais.
- Elle est ici ? Qui est ici ? 
- Kyara, Monsieur elle est rentrée avec moi.
- Avec vous ? 
J'étais tellement soulagé, que je portais une main à mon front, tout en soupirant de soulagement, j'avais l'impression qu'on venait de m’ôter un sac de dix tonnes du dos.
- Oui je suis allée faire des courses en ville pour que vous ne manquiez de rien ce weekend, et au moment où je me suis engagée sur la nationale, juste après la sortie de la ville, je l'ai vue errante sur le bord de la route... Elle avait une de ces mines... J'ai cru qu'elle allais se jeter sous mes roues... 
- Sur la nationale ?! assenai-je de nouveau inquiet incapable de formuler une phrase complète.
- Oui... oui.. Du coup je me suis arrêtée... Et elle s'est effondrée, je ne comprenais rien à son charabia, en plus elle avait les jambes écorchées et un accro à son tee-shirt.. Voyant son état je l'ai ramenée au Manoir... J'ai voulu vous joindre sur votre portable mais vous répondiez pas...

Je me frappais le front, mais quel idiot ! Dans toute cette histoire je n'avais même pas songé à regarder mon portable... Bon c'est vrai que Kyara n'avait pas mon numéro, ni même de portable puisque je lui avait confisqué le sien à son arrivée... C'est la dernière chose à laquelle j'aurai pensé... Je sortit donc mon portable de la poche de mon short, effectivement 4 appels en absence d'Anna...

- Mais quel idiot je suis ! Quel idiot, ce n'est pas possible !... 
- Monsieur vous en faites pas elle est là et c'est ce qui compte. 
- Oui c'est vrai vous avez raison, mais je me suis fait un tel sang d'encre. Mais elle va bien au moins ? 
- Ben écoutez elle m'a dit que vous étiez à la plage, que Sandra avait eu un petit accident, que elle avait fait une énorme bêtise, qu'elle voulais partir , mais que finalement elle avait été au parking et qu'elle vous avais attendu mais que comme vous ne reveniez pas, elle à cru que c'était très grave, que vous étiez à l’hôpital, puis elle m'a dit qu'elle avait voulu quitter le pays, mais qu'elle étais tombée dans les ronces sur le bord de la route, que vous alliez la tuer, qu'il fallait qu'elle parte, etc. J'avais beaucoup de mal à déchiffrer son propos à vrai dire, elle pleurais tellement et semblait paniquée.. Mais elle avait surtout l'air un peu choquée donc je lui ai proposé d'au moins venir se changer et se soigner au Manoir, avant de repartir espérant d'ici là, la convaincre d'attendre votre retour... J'avais beaucoup de mal à comprendre ce qu'elle me disait....
- Et après ? 
-Ben au début elle à beaucoup pleuré, puis après elle voulais partir avant votre retour mais au final la douche l'a calmée et elle s'est mise en pyjamas, elle vous attend dans votre bureau c'est moi qu'il l'ait autorisée, à sa demande. 
- Très bien merci Anna. répondis-je encore sous le coup de l'émotion. Je vais juste boire un verre d'eau et je vais la voir de suite... 
- Ah Monsieur me coupa Anna, ne lui dites pas que je vous ai tout raconté... Je préfère que vous jugiez sur son discours à elle.. 
- Ne vous inquiétez pas je ferais comme si vous l'aviez simplement trouvée et ramenée ici, je ferais comme si elle n'avait jamais voulu partir... Mais c'est important que je le sache parce que cela veux dire qu'il y à un soucis, et qu'il faut que je perce ce mystère. Rentrez chez vous, reposez vous...
- Merci Monsieur bonne soirée. 
- Bonne soirée Anna, et merci encore ... vraiment ...

Je filais à la cuisine et avalais mon verre d'eau rapidement. En arrivant devant la porte de mon bureau je m'arrêtais et pris le temps d'inspirer le plus sereinement possible deux ou trois bouffées d'air.. Je voulais d'abord réfléchir à comment je me devais de réagir.. Devais-je la punir pour avoir disparue ? Tenter de comprendre ses accès de colères soudains de la journée alors que nous avions vécu 8 jours très sereins ? Devais-je immédiatement me mettre en colère pour les blessures volontaires qu'elle avait infligées à Sandra, avec les méduses ? Devais-je au contraire essayer de comprendre pourquoi elle avais agis ainsi méchamment et de manière volontaire ? J'étais perdu.. Il fallait que je lui parle.. Je pris une dernière inspiration et entrais la pièce...

Elle était dos à moi, droite comme un piquet toujours dans sa nuisette rouge et son boxer noir.. Les mains dans le dos. Je la vit tressaillir en m’entendant entrer dans la pièce mais elle ne bougea pas. A pas lents et mesurés je pris tout mon temps pour faire le tour de mon bureau et me retrouver face à elle .. Elle semblait regarder de manière très concentrée le pot de stylos posé sur celui-ci. Je m'assis sur mon fauteuil silencieusement, sans un mot, et tentais de la dévisager comme si j'espérais lire dans son attitude physique son état d'esprit actuel.. Elle semblait figée dans la glace..Après un long instant je failli rompre le silence mais pas un mot ne sortit de ma bouche, je ne savais pas par ou commencer.. J'ouvris alors le dernier tiroir de mon bureau sortit très délicatement mon martinet en cuir et le posai devant elle.. Je la vit à nouveau tressaillir de façon quasi imperceptible mais je sentais son souffle s'accélérer .. L'ambiance était très pesante.. Je la laissais avec ses pensées, surement inquiète de voir un tel martinet posé devant elle, susceptible d'être utilisé sur ses fesses si rondes et juteuses..

- Kyara as-tu quelque chose à me dire ? 
- Non Monsieur. 
- Il vaudrait mieux pour toi ...pourtant.. 
- ...
- ...
- Kyara as-tu placé sciemment cette méduse sous la serviette de Sandra ? 
- Oui Monsieur. 
- Pourquoi as-tu fais- cela ? 
- Je ne sais pas Monsieur. 
- Kyara on ne blesse pas volontairement quelqu'un sans raison.. Il y à forcément une raison .. et j'ai beau chercher je ne comprend pas votre geste... Surtout étant donné tous les efforts que vous avez fait ces derniers jours... Je vous en prie expliquez moi.. 
- Je n'ai rien à ajouté , je ne sais pas Monsieur, continua t'-elle comme une automate dénuée de vie.
- Kyara regardes-moi!
Elle leva alors la tête sans broncher en regardant droit devant elle, les lèvres légèrement pincées, le regard dur.
- Kyara je te parles. 
- Et je vous écoute et vous répond Monsieur. 
- Arrête de te foutre de moi bon sang Kyara ! Ce n'est pas des réponses ça.. ! Tu réponds comme une automate, assenai-je en essayant de maitriser ma frustration qui était source de ma colère naissante.
- Je ne me moques pas de vous Monsieur, je ne me permettrais pas.
- Kyara tu sais que si tu continues comme ça, je vais te punir à coups de martinets. 
- Monsieur vous êtes mon tuteur, je suis ici pour réussir mon bac. Je me suis mal comportée, il me semblerait légitime que vous me punissiez à la hauteur de ma faute. Je suis votre élève vous le professeur, il n'y à rien de plus à ajouter.. 
L'espace de quelques secondes je ne su quoi répondre...Elle me laissais sans voix, j’étais atterré par son attitude.. J'essayais de prendre le problème d'une autre manière et adoucit ma voix:
- Tu sais que je me suis fait un sang d'encre quand je me suis rendu compte que tu n'étais plus sur la plage.. J'ai cru que tu étais partie, qu'il t'étais arrivé quelque chose.. J'étais fou d'inquiétude, je tiens à toi Kyara... Vraiment.
- Monsieur vous êtes le professeur et moi l'élève, je me suis sauvée,  punissez moi. Dit elle toujours de manière aussi égale..
- Kyara dis-je dans un soupir..
- ...

Je me levais alors en prenant le martinet dans ma main et vient me placer dans son dos:
- Penches toi en avant, mains sur le bureau..
Elle s’exécuta mal à l'aise. Je posais alors un main sur son épaule ce qui la fit légèrement sursauter pour la troisième fois de la soirée.
- Kyara.. Je tiens à toi et j'étais vraiment inquiet et je ne comprend pas ton attitude, j'aimerais que tu m'expliques.. Je n'aime pas punir bêtement.. Tu as certes dépassé les bornes .. Mais je suis certains qu'aucun de tes actes n'ont été fait sans raison et je ne comprend pas pourquoi tu t''évertue à me répondre ainsi... Kyara je t'en prie...
- Je suis ici pour passer mon bac, je suis l'élève et vous ..
- LE PROFESSEUR ! JE SAIS ! C'est la cinquième fois que tu me le dit !!!!!  Mon ton la fit trembler. Tu es sur que c'est vraiment ça que tu veux dis-je très en colère.. ?! Que nous n'ayons qu'une relation scolaire, que je ne fasse preuve d'aucune souplesse à ton encontre, je te fais réviser ton bac, en m'occupant de ton éducation, point barre ? TU ES SURE DE TOI ?! C'est ça que tu veux ? Que je te punisse bêtement ?!!! explosais-je.
- Oui je suis certaine, c'est ce que je veux Monsieur.
- Très bien !

Je posais ma main sur le creux de son dos afin qu'elle se penche d'avantage en avant, levai le martinet et assenai le premier coup, puis le deuxième.. Mes coups s'enchainèrent alors très rapidement de façon appuyée, je tentais de maitriser ma colère afin de ne pas perdre le contrôle de la sanction que j'étais entrain de lui administrer.. J'étais en colère, triste, frustré, déçu, plein de culpabilité.. Je sentais au bout d'une quinzaine de coups qu'elle avait du mal à encaisser la douleur mais malgré la régularité des lanières de cuir s'abattant sur le haut de ses cuisses et sur son boxer noir, pas une larme pas un bruit, juste le son étouffé des coups encaissés.. En plein milieu de la punition mon bras s'arrêta.. Je n'arrivais plus à la corriger.. pris par l'émotion.. Je ne supportais pas de la punir ainsi ... Avec ses réponses sans le moindre sentiment si durs et froids... Elle tourna discrètement la tête dans ma direction, le visage également étonné par mon arrêt soudain..

- Vas te coucher.. Nous reprendrons cette conversation demain dis-je en secouant la tête.. Désespéré..

Elle me salua alors d'un bonne nuit Monsieur.. et sortit docilement de la pièce..
J'étais épuisé, dans le flou total.. Je me servis un verre de whisky et filais me coucher avec ce terrible sentiment d'impuissance.. Ma nuit fût agitée et pleine de cauchemars..



(A suivre...)



vendredi 6 février 2015

La belle et la bête (19)

La belle et la bête





Notes: Chapitre court à l'image de mon manque de temps... Mais d'un autre côté ça tombait pile poil avec le rythme de l'histoire donc bon... N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire de votre passage (même négatif du moment que c'est argumenté), ça me fait toujours très plaisir et puis j'aime beaucoup savoir comment vous percevez l'histoire... En espérant que vous resterez sur votre faim... Je n'en dis pas plus...

Sadiquement, Lee.

*****


Chapitre 19: A quelques centimètres près...

 Narrateur: Monsieur


 Vendredi 24 Juillet (suite)

Tandis que je nageais en cet bel après midi dans la mer avec Sandra qui me parlais en boucle, mon esprit était ailleurs... sur la plage auprès de Kyara... Je ne comprenais pas son attitude d'aujourd'hui ! Alors que nous venions de passer 8 jours fabuleux, de nouveau ses mauvaises attitudes reprenaient... Son agressivité de ce matin, sa tenue... Elle promettais de faire un effort et de nouveau elle faisait la tête tout le repas... Bon qu'elle fasse tomber la part de gâteau par accident sur le chemisier de Sandra, cela était un accident.. Mais ce qui m'avait gêné c'est que je ne la sentais pas du tout désolée...Depuis le temps je commençais à savoir lorsqu'elle était sincère ou pas ... Pourquoi m'avais t-elle sembler si fausse en s'excusant auprès de Sandra ? Il est vrai que mon amie était extravagante... Mais elle certainement pas méchante... Puis cette agressivité sur la plage... J'étais préoccupé... Et me demandais pourquoi de nouveau elle se comportais ainsi... Qu'avais je bien pu faire pour qu'elle soit à nouveau dans une situation de mal être ? En avait elle de nouveau marre de cette éducation ? Songeait t-elle à partir ? Cette idée me serrai le cœur...





Tandis que je n'écoutais que d'une oreille distraite les dernières soirées mondaines où s'était rendue Sandra, mon regard se perdais sur la plage, j'observais ma petite protégée... Elle regardais une méduse dans le sable que je lui avais montré avec Romain... Elle semblait éberluée par cette découverte.. Et j'aimais la voir observer cette bête translucide... Elle avait ce côté touchant de l'enfant qui est avide d'apprendre... Je la voyais se rallonger sur le sable, je lui fit un petit signe de la main, qu'elle ignora... Peut être ne m'avait elle pas vu...
Lorsque je fut enfin sur la plage, je prit le temps de me sécher... Sandra fit de même mais un énorme coup de vent fit voler sa serviette, et des milliers de petits grains de sable vinrent se coller sur sa peau blanche; sa serviette continuais de rouler au loin pour finalement s'immobiliser pleine de sable également. Tandis que je suggérai à Sandra d'aller se rincer à nouveau, je demandai à Kyara qui était sèche contrairement à moi, de récupérer et secouer la serviette envolée pour que quand Sandra revienne elle puisse se sécher.

- Non la flemme ! dit-elle abruptement sans même un regard pour moi, plongée dans son bouquin.
- Kyara s'il te plait, je suis mouillé, je vais me mettre du sable partout et je serais de nouveau obligé d'aller me rincer aussi, tu peux bien me rendre un service.. lui dis je exaspéré et surpris par son attitude.
- Non je suis pas son esclave. 
Je l'attrapais par le bras et l'obligeai à se relever. Discrètement pour ne pas que Romain et Marine ne prêtent trop l'oreille à notre conversation.
- Bon jeune fille vous m'expliquez ce qui se passe là ? lui assenai-je sans lui lâcher le bras.
- Rien pourquoi ? me répondit-telle comme une ado effrontée en m'évitant du regard.
- Bon Kyara vous commencez à me fatiguer sérieusement, alors si il y à un problème vous me le dites... Sinon j'ai des moyens de vous calmer en rentrant ce soir.... Je suis clair ? 
J'étais agacé par son attitude mais aussi par le fait de nouveau de devoir me fâcher.
- Mais il n'y à rien... Dit elle le plus calmement possible malgré l'effort visible qu'elle faisait pour contenir son envie de provocation.
- Bien alors tu me secoues cette serviette sans broncher ! 
- Pfff... 





Malgré ses soufflements elle s’exécuta en n'y mettant aucune bonne volonté.  Je la vit s'éloigner pour secouer la serviette, puis la poser nerveusement sur le sol, pour finir par se rassoir. Je m'éloignais également un peu pour renfiler mon short tout en jetant de temps à autre quelques coups d’œil en direction de ma petite protégée; et tandis que je peinais à mettre le moins de sable possible dans mon bas, je la vit discrètement décaler la serviette de Sandra de quelques centimètres sur la gauche... Cela m'étonnais que d'un seul coup elle fit preuve d'un tel perfectionnisme... Mais c'est seulement en enfilant ma chemise que je compris enfin son geste. En effet, alors que je boutonnais celle-ci, Sandra vint se rassoir sur sa serviette, et quelques secondes plus tard se mit à crier à pleins poumons... En se tenant les jambes, les yeux baignés de larmes.... Des méduses...

Tandis que j'accourais dans sa direction Kyara s'était relevée mimant l’inquiétude... Elle me jeta un regard d'une demie seconde, qui fut interrompu par la gifle que je lui administrais en arrivant à sa hauteur... Elle me regarda stupéfaite. Surprise, la joue bien marquée... Les larmes lui montant aux yeux... et le regard hagard...
- Vous baissez les yeux immédiatement petite sotte, si vous voulez pas en prendre une deuxième en publique et ne me regarde pas comme ça, je sais que tu l'a fait exprès maintenant tu t’assois et je ne veux plus entendre le moindre mot... dis-je très en colère et froidement.
Elle ne se fit pas prier et obéis comme un automate.

Tandis que Kyara restais pétrifiée les fesses dans le sable. Je me penchais vers Sandra qui se tenais les jambes en l'air déjà rejointe par son frère et sa sœur. Au pied de la serviette j’aperçus distinctement la méduse planquée dans le sable au pied de la serviette.. J'étais mortifié par la situation.. Kyara avait réellement fait exprès de décaler la serviette pour que Sandra marche sur les méduses... J'étais outré... Comment avait elle put volontairement faire une chose pareille, agir d'une façon aussi mesquine... Cela ne lui ressemblait guère de vouloir du mal à quelqu'un ... Mais que lui était-il donc passé par la tête, bon sang ?!


La plante des deux pieds de Sandra était vraiment brûlée par les filaments... Il y en avait même un qui était resté accroché sous son orteil gauche, que Marine lui enleva délicatement à la pince à épiler.. Les esprits se calmèrent peu à peu et la douleur devint moins pénible... Je tenais les mains de Sandra pour l'empêcher de se gratter. Un homme du poste de secours vint nous prêter main forte et nous l'avons porté jusqu'au poste afin qu'il la badigeonne de crème. Ensuite Marine s’énerva en disant être certaine que Kyara l'avait fait exprès... Je m'excusais platement en promettant de tirer ça au clair dès ce soir. Je leur commandais un taxi afin qu'il puissent rentrer sans que Sandra ait besoin de trop marcher... Et penaud je prit congé ... Cela faisait près de trois quart d'heure que j'avais laissé mon bon petit diable sur la plage... Je retournai la chercher pour rentrer immédiatement, tirer cette histoire au clair, et lui donner sa punition largement méritée... Mais une fois sur la plage, je me rendit compte qu'elle avait disparue...

(A suivre... )



samedi 31 janvier 2015

La belle et la bête (18)

La belle et la bête





Notes: Pour le dernier article du mois... voici le 18ème chapitre... Et oui tout de même ça commence à faire, et je suis surprise du nombre de lecteur qui augmente chaque jour et très touchée... Si je m'attendais à ce que autant de personne me lise, moi qui me sens pucelle de ce monde BDSM... J'avoue que je suis surprise... J'aime partager mes récits avec vous... Et rassurez vous même si cette histoire aura forcément une fin qui est déjà plus ou moins élaborée d'ailleurs dans ma petite tête, il reste encore quelques chapitres pour j'espère continuer à vous régaler... Et puis qui c'est peut être qu'après d'autres histoires suivront... Profiter de ce brin de soleil avec Kyara...


La plage à ses côtés me manque, Lee.

*****

Chapitre 18: Eaux troubles ...

 Narrateur: Kyara


 Vendredi 24 Juillet (suite)

 Une fois arrivés en ville nous n'avons pas eu trop de difficultés à nous garer, près d'une petite plage de sable et de galets magnifiques, j'étais surexcitée. Il me promit que si on avait le temps on irait peut être à la plage. Derrière cette jolie crique donnant sur la mer, se trouvais des petites ruelles pavées et commerçantes toutes ensoleillées. J'adorais me balader dans ces petites rues resserrées, cela me mettais de très bonne humeur, surtout avec Monsieur qui marchais à mes côtés. A un moment, lorsque Monsieur s'écarta légèrement sur le côté pour laisser passer des piétons qui arrivait à contre-sens sa main effleura la mienne, et une envie monumentale de prendre la sienne dans la mienne me traversa l'esprit. Mais je me reteint, qu'aurait-il dit ?

Après m'être acheté un maillot de bain et un magnifique paréo vert émeraude, j'entrais dans une petite friperie de jupes et hauts colorés, un peu dans le style hippie. Bien assorties je trouvais que certaines pièces était particulièrement jolies. Alors que j'errais dans le fond du magasin assez sombre, je tombai sur une rangée complète de corsets anciens en cuir marron avec des anneaux de cuivre, un peu dans le style steam-punk. Ils étaient magnifiques. Et j'eût un coup de foudre pour un en particulier, légèrement bordeaux, une merveille.... Cousu à la main.... J'avais toujours rêvé d'en porter un comme celui là...






Monsieur arriva à ce moment là, surpris et en même temps un peu rieur. Je mourrais d'envie d'essayer ce fameux corset mais je n'osais pas lui demander de peur qu'il me rabroue; mais à ma grande surprise c'est lui qui m'invita à l'essayer. Je ne me fit pas prier. Et c'est même lui qui me le lassa dans le dos avec une dextérité surprenante. Une fois devant le miroir, je me trouvais magnifique. Malgré mes formes généreuses pour une fois, je me trouvais jolie. Ma poitrine ainsi galbée faisait ressortir ma peau de bébé. Même Monsieur ne fixa pas trop longtemps son regard sur moi, presque gêné. Je jetai un coup d’œil vers l'étiquette qui annonçait le prix... Jamais je ne m'étais acheté un vêtement aussi cher. Il ne valait pas un prix digne des magasins de luxes mais tout de même il valait cher... Je le remis à regret à sa place et fini par opter pour un foulard auburn. 

Alors que nous sortions de la boutique Monsieur me demanda d'aller lui acheter le journal au tabac du coin, prétextant une course à faire. Cela me fit ronchonner intérieurement mais je m’exécutait sagement. Quand je le retrouvais, il tenait un sac à la main, dont il ne voulut rien me dire, mystère... J'avais un doute sur la possibilité que ce soit le corset vu dans la boutique précédente...Et en même temps je me refusais à ce faux espoir de peur d'être déçu. Même cette idée qu'il m'avait potentiellement acheté le corset me faisait rêver.. Et je tentais de me convaincre que j'étais sotte de croire cela... 

Je lui emboitait le pas et nous nous dirigeâmes vers le restaurant où nous devions rejoindre ses amis pour déjeuner. Ils arrivèrent quasiment tous en même temps que nous. Un couple entre 30 et 45 ans, déjà présent à la soirée que Monsieur avait donné la semaine dernière. Sympathiques et simples, c'étaient des grands voyageurs qui aimaient faire le tour du monde et avait toujours des voyages fabuleux à raconter. Il y avait également Sandra une blonde sulfureuse que je trouvais assez hautaine. Elle était venue avec son frère Romain déjà tous deux présents à la dernière soirée où je les avaient croisés. Il y avait également une jeune femme Marine, la sœur de Sandra que je n'avait encore jamais vu. Ces deux sœurs là ne se ressemblaient d'ailleurs en rien... Nous étions 7 en tout. Sandra s'assit d'un côté de Monsieur et moi de l'autre. Le repas avait plutôt bien commencé jusqu'à ce que je regarde l'attitude langoureuse de Sandra en direction de Monsieur. Elle lui attrapais la main dès qu'elle voulait lui raconter une anecdote ou une blague. Et je me sentais transparente et n'avait pas d'autre choix que de les écouter discuter comme de bon vieux amis qui se connaissent un peu trop bien... D'ailleurs Sandra penchait son immense décolleté juste sous son nez... Ce qui commençais sérieusement à m’énerver... 


 


Mais la cerise sur le gâteau ce fût quand une fois arrivé au dessert le serveur vient poser un immense gâteau devant Sandra, parsemé de bougies. C'était son anniversaire... Et Monsieur lui tendit le petit paquet qu'il trimballait avec lui depuis tout à l'heure... Elle en sortit une magnifique pochette à main argentée et pailletée digne des grandes soirée mondaines... Adieu mon corset... Même si je ne m'étais pas trop fait d'espoir à ce sujet, j'étais déçu, amère... Sandra rayonnais secouant sa main comme en éventail pour exprimer son émotion. De sa voix haut perchée insupportable, elle remercia Monsieur en se jetant à son cou... Et finit d'ouvrir ses autres paquets. Son petit jeux m'agaçait au plus haut point. Et lorsque cette allumeuse hors pair assise en face de moi (Monsieur étant en bout de table) me servit une part de gâteau, l'assiette m'échappa et ma part pleine de crème vient s'écraser sur son décolleté plongeant. Il y eu quelques secondes de silence tandis qu'elle s'agitait dégoutée en minaudant: 
- Oh non mon corsage... Oh .. oh mais... oh ... c'est froid ! Oh ... mon dieu... Il y en à plein partout... mon chemisier...
Puis je me mis à me confondre en excuse:
- Je suis désolée l'assiette m'a échappé... Je suis vraiment désolée...

Tout le monde m'interrompit en me disant que ce n'était pas grave, que c'était un accident, et Marine emmena sa sœur ainée nettoyer son corsage aux toilettes. Tandis que Romain était parti chercher une éponge au bar. Le couple d'amis voyageur me rassura et ils reprirent leur conversation animée sur leur dernier séjour en Italie au sujet de la véritable recette des gnocchis. A cet instant le regard de Monsieur croisa le mien, ce qui me glaça un peu car je n'arrivai pas à déterminer si il fronçais les sourcils dubitatif soupçonnant que ce n'était pas une maladresse, où si il les fronçait simplement embêté par la situation. Il faut dire que je n'arrivai pas à determiner moi même si je l'avait fait sciemment ou pas... Je n'avais pas prémédité mon geste, et tout s'était passé si vite... Peut être avait je fait exprès de mal saisir l'assiette, je ne savais pas trop... Et le pire c'est que je n'avais aucun remord... A ce moment Monsieur me dit à voix basse:
- Tu aurais pu faire attention quand même... 
- Je suis sincèrement désolée Monsieur dis-je de ma voix la plus innocente qui soit. 
- Oui enfin tu n'a surtout pas fait très attention... 
Je baissai mes yeux pour l'attendrir.. Alors il me glissa une main sur l'épaule pour me réconforter. 
- Bon allez va Caliméro, si c'est un accident, c'est oublié ça peut arriver... 
Pile à cet instant Sandra revient, je m'excusai à nouveau, elle me dit que c'était oublié et que bien que son corsage soit désormais trempé, elle avait réussi à ce qu'aucune tâche ne reste. Mes pensées étaient bien loin de ses problèmes de tâches de crème, j’étais resté bloquée sur ce "si" prononcé par Monsieur... "Si c'est un accident"... Sous entendu que ça ne pourrait ne pas l'être... 

Après ce repas copieux, le couple de voyageur prit congé en faisant de grandes accolades à tout le monde. Et Sandra, Marine, Romain, Monsieur et moi, nous nous dirigeâmes vers la plage. Monsieur se mit en short et torse nue et nous autres nous avons tous revêtit notre maillot de bain pour nous baigner dans la mer qui était à bonne température. Le sable chaud brûlait sous mes pieds. Mais j'adorais ça. Pour la troisième fois de ma vie, je me baignais dans la mer ravie. Barbotant dans l'eau je sentais les rayons du soleil sur ma peau tout en ne pouvant détacher mon regard du corps de Monsieur. Malgré cette balafre que j'avais repérée sur sa joue depuis la première fois ou nous nous étions vu, sa queue en catogan, son visage ténébreux, et son torse viril le rendait séduisant.




Tout à coup une vive brûlure m'incendia le bras et je sortit de l'eau en hurlant. Comme si un filament m'avais enflammé le bras. Monsieur alors sur sa serviette de bain, tout près, un peu trop près à mon gôut de Sandra, sauta sur ses deux pieds et arriva dans ma direction en courant... 
- Kyara, qu'est ce qu'il y a ? 
Son visage était inquiet. 
- Mon bras ça me brûle... beaucoup ! dis-je en m'agitant... à peine sortie de l'eau. 
- Là là calme toi. Laisse moi regarder... C'est une piqure de méduse Kyara rien de plus. 
- De méduse ? 
A ce moment là Sandra nous rejoint de sa voix toujours aussi nasillarde:
- Ça va , rien de grave au moins ? 
- Non c'est juste Kyara qui s'est fait piquer par une méduse. 
- Oh pauvre choupinette dit elle contrite comme si j'avais 6 ans. 
Elle m'agaçais profondément. 
- C'est ça une piqure de méduse ? 
J'en avais beaucoup entendu parler mais n'en avait jamais vu ni même effleurée une de ma vie. 
Sandra s'écroula de rire en me prenant de haut:
- Tu ne sais pas ce que c'est une méduse ? Ah ah ah... Nan sérieusement ..?
- Si je sais ce que c'est, j'en ai juste jamais vu, ça te pose un problème ? dis-je vexée. 
- Heu non... non... Mais bon une méduse quoi...
- Kyara je ne tolérai pas que tu parles comme cela à Sandra est-ce que je suis clair ? 
Mon coeur ne fit qu'un bond quand je croisais son regard. 
- Oui très clair.. dis-je de la manière la plus neutre qui soit. 
- Bon vient je vais te soigner...  et te montrer à quoi ça ressemble.




Alors il me prit tout près de lui et m'expliqua enfin à quoi ressemblait ces vilaines méduses... Ma piqûre légère me faisait un mal de chien mais heureusement la douleur s’estompait petit à petit.. Moi qui n'avait vu la plage que trois fois dans ma vie, je trouvais ces petites bêtes là aussi effrayantes que fascinantes... Une fois que je fût rassurée et soignée, je refusais de retourner à l'eau pour ce jour là...  Et alors que Monsieur n'avait pas voulu y aller avec moi disant qu'il préférait se reposer plus tôt dans l'après midi, il accepta d'accompagner Sandra, je m'exclamais apeurée et jalouse:
- Mais vous m'avez dit qu'il y avait des méduses ? 
- Kyara ne t'en fait pas, c'est une qui à du se perdre c'est rien du tout, regarde le drapeau est vert.. 
- Faites attention à vous quand même dis je inquiète. 
Il sentit que j’étais réellement inquiète même si il ne se doutait pas de la part de jalousie dans tout ça. 
Il s'accroupis à ma hauteur:
- Kyara ça ne craint rien ... Je t'assure... si il y avait beaucoup de méduses, le drapeau serait rouge et nous ne pourrions pas nous baigner... Non là où il faut faire le plus attention c'est au méduse que des fois les enfants enterrent sous le sable... Ça c'est dangereux car lorsqu'on marche dessus... ça peux te brûler la plante des pieds... Ne t'en fait pas je ne crains rien promis.. petite princesse... 

Il me fit un clin d’œil et courut rejoindre Sandra dans la mer. Même si j'étais touchée de l'attention de Monsieur à mon égard, je réalisai que je détestai définitivement cette blondasse qui lui tournais autour, je mourrais de jalousie... Même si la pilule était très amère à avaler et à reconnaitre... 



(A suivre... )